Accueil Date de création : 02/09/07 / Dernière mise à jour : 28/06/08 20:17 / 66 articles publiés
 

¢нαριтяє ѕє¢ση∂  posté le vendredi 28 décembre 2007 18:22

Blog de libertine2 : [Sims] Libertine..., ¢нαριтяє ѕє¢ση∂
¢нαριтяє ѕє¢ση∂: ѕнα∂σωѕ σƒ тнє ραѕт•

 


 

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{49}  posté le dimanche 09 mars 2008 18:25

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La matinée n'était pas encore très avancée et pourtant, Lorris d'Emont était déjà attablé devant une tasse de café odorant, dans le cadre confortable et résolument masculin du Cyllare Club. A cette heure, tout était encore calme, sans les bruit des conversations, de rires, et surtout, sans l'épaisse fumée blanche des cigares qui faisait l'ordinaire des lieux.

 

 

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De toute manière, plongé comme il l'était dans les dernières nouvelles du journal quotidien, le jeune homme n'en avait cure.

 

Après avoir étudié d'un oeil plein d'interêt les pages faisant état de la fluctuation de la Bourse, il survola rapidement sur la page des recettes de grand-mère qui permettaient ce jour-là; de se débarrasser -du moins à priori- des ongles incarnée, oignons, et de l'haleine pestilentielle...

 

Son regard bleu et vif glissa ensuite sur les annonces des bans et des mariages, déplorant au passage le nombre consequent de jeunes hommes tombés pieds joints dans le piège à loups qu'est le mariage...

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{50}  posté le dimanche 09 mars 2008 18:42

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Avalant de temps à autre une petite gorgée de son café brûlant, il continua sa lecture, quand son regard se posa sur un article dont le titre le fit frémir...

 

«Macabre découverte sous un pont»

 

Perturbé, il se hâta de se lancer dans la lecture de l'article, avant de se caller en arrière sur son fauteuil quelques instants plus tard, avec un léger soupir soulagement... Et une certaine dose de joie mauvaise, il devait bien en convenir...

 

Le cadavre qui avait été retrouvé était celui d'un homme, et non pas d'une jeune femme, ainsi qu'il l'avait un instant craint.

 

Et le meilleurs dans l'affaire était qu'il connaissait le défunt...

Et que sa mort le comblait d'aise...

 

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{52}  posté le dimanche 06 avril 2008 18:07

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Les yeux fermés, le tête en arrière, Lorris voyageait dans le sens inverse au temps. Le Cyllare était loin...

 

Il était remonté en pensées des années auparavent.

 

Il n'était alors qu'un petit garçon de neuf ans, joueur, facétieux comme tous les petits garçons. C'était à cet âge qu'il avait pour la première fois vu Roger Kermeyer. Celui-ci était déjà connu à l'époque, pour sa richesse et son rang de magnat de l'industrie.

 

 

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Il était venu plusieures fois dans leur manoir pour parler affaires avec François D'Emont, le père de Lorris, un homme grand et blond, aux traits le plus souvent impassibles.

Ce dernier visait des buts purement lucratifs, et daignait pour cela supporter la présence du gros homme, malgré la répulsion que lui inspirait ce gras roturier, fruste et obséquieux, aux yeux toujours pleins de convoitise. Nul doute que si Kermeyer n'avait été un si grand poid commercial, il n'eût jamais franchi ne fût-ce que le porche de la maison...

 

 

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Mais les choses étant ce qu'elles étaient, Lorris devait faire bonne figure devant le gros homme qui lui causait une peur pareille à celle du croquemitaine de ses cauchemars d'enfant. Celui-ci était pourtant toujours très gentil avec lui, mais quelquechose de déplaisant dans son regard lui faisait prendre la poudre d'escampette dès son arrivée...

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{53}  posté le mardi 08 avril 2008 15:39

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Pendant plusieurs mois, Kermeyer était ainsi fréquemment passé voir son associé,  dans la demeure familiale d'Emont.

Les affaires étaient au beau fixe, et le marquis d'Emont s'enrichissait à vue d'oeil en investissant dans les manufactures textiles de son associé tant méprisé.

Quoi qu'il en soit, la bonne entente se brisa un jour, et les tentions jaillirent. Bien que Lorris n'en ait rien compris à ce moment-là, une violente dispute avait un jour fini par opposer son père et Kermeyer. Tapis sous la fenêtre, Lorris avait entendu des cris, de rage,  des bruits de meubles qui s'entrechoquent et se brisent, puis celui, brutal et sec, d'un coup de feu...

 

 

 

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Le petit garçon était resté quelques instants immobile, interloqué, avant de crier de toute ses forces le nom de son père, et de se précipiter vers l'entrée du bâtiment, craignant de le découvrir baignant dans une mare de son propre sang.

 

Arrivé près de perron, pourtant, il avait juste eû le temps de se mettre sur le côté pour éviter Kermeyer qui sortait comme un boulet de la demeure, sa main droite étreignant son épaule gauche en sang, tandis qu'il hurlait des imprécations qui résonnaient dans l'air comme mille malédictions. Le marquis d'Emont l'avait suivi et se tenait sur le perron, campé sur ses longues jambes musclées, impressionnant par la froide autorité qui émanait de ses traits.

 

 

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Jamais il n'avait regardé Lorris de cette manière, même quand celui-ci avait fait des bêtises, et avait taté du martinet pour celà, à plus d'une reprise...

Il s'en rejouit d'ailleurs, car les prunelles paternelles, si semblables aux siennes par leur coloris lagon, brillaient d'une rage intérieure si grande qu'il n'aurait eût pour seule envie que celle de se terrer au fond d'un placard pour n'en plus jamais ressortir.

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