Accueil Date de création : 02/09/07 Dernière mise à jour : 20/09/08 10:31 / 82 articles publiés
 

¢нαριтяє I

{30}  (¢нαριтяє I) posté le mardi 30 octobre 2007 11:32

Le parc était superbe, sous la chaude lumière du soleil matinal.

 

Les bourgeons des fleurs d'hortensia venaient à peine d'éclore, et craient de superbes parterres unicolores. Il semblait que la nature toute entière s'était donné le mot pour dresser un hymne vibrant au ciel rayonnant de lumière.

On n'était pourtant qu'au tout début de mois de mars, mais déjà la nature se parait se splendides teintes, rendues possibles par un hivers assez doux... 

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{31}  (¢нαριтяє I) posté le mardi 30 octobre 2007 11:34

-Les jardiniers ont fait du bon travail, cette année! Déclara Nymphadora à sa nièce avec un soupir de contentement.

 

Althéa, confortablement installée sur un banc de bois, se contenta de lever ses yeux de son livre un instant pour acquiesser, regardant le décor autour d'elle comme si elle le voyait pour la première fois.

 

-Oui, ma tante! Cà donne vraiment envie de se balader, de déambuler entre les allées... J'aimerais que nous nous promenions après le pique-nique!

-Et bien, c'est un voeu très facile à exaucer! Répondit Nymphadora en riant.

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{32}  (¢нαριтяє I) posté le mardi 30 octobre 2007 11:35

Agée d'une cinquantaine d'années, Nymphadora de Pernay, soeur ainée du père d'Althéa gardait un visage lisse, et des yeux brillants.

 

Jamais mariée, elle vouait une grande affection à sa nièce, fille unique de son défunt frère, qu'elle avait accueillie chez elle avec plaisir, à sa sortie du couvent un an plus tôt.

 

Bien qu'elle ne partage pas les avis tranchés de sa nièce sur tout, elle la laissait relativement libre d'action, et la laissait mener sa vie telle qu'elle l'entendait, tant qu'elle restait dans la limite des bonnes moeurs.

A vrai dire, ayant été farouchement indépendante toute sa vie, elle se voyait mal jouer la duègne féroce auprès d'Althéa, où l'empêcher de faire ce qu'elle voulait, d'autant plus que la jeune femme était toujours étonnement raisonnable.

 

 

Althéa, de son côté, appréciait cette femme douce, et constamment souriante, qui, elle le savait, avait en réalité possédé un caractère de feu, à l'image de sa chevelure autrefois flamboyante, mais désormais neigeuse, et sagemment ramenée en un chignon.

Les aventures de l'exentrique Nymphadora avaient fait le tour de la famille avec qui elle était longtemps restée brouillée. Et pourtant, Nymphadora avait été la première à lui ouvrir les bras, à la mort de ses parents.

 

Cherchez l'erreur.

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{33}  (¢нαριтяє I) posté le mardi 30 octobre 2007 11:37

Vers midi, Anton, leur valet vint les chercher afin de déjeuner.

 

Fatiguée, la vieille Nyphadora préféra rentrer chez elle, tandis que sa jeune nièce traversait le parc.

Un pique-nique avait été prévu en compagnie de la jeune femme rencontrée lors de la soirée de Carnaval, Coline, de son frère, encore inconnu, et de Sébastian, un cousin éloigné d'Althéa.

 

Tout ce petit monde était déjà rassemblé près de l'endroit convenu quand la jeune femme arriva. Après des salutaions d'usage, et des présentations, les convives prirent place sur une grande nappe disposée sur l'herbe.

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{34}  (¢нαριтяє I) posté le mardi 30 octobre 2007 11:37

Gauthier, le frère de Coline, se révélait être un jeune homme charmant, dotés des mêmes yeux brillants, et de la même chevelure blonde que sa soeur. Si son visage était taillé plus dur et plus anguleux que celui de sa soeur, il s'en dégageait la même impression de gentillesse et d'honnêteté.

 

Althéa sourit également au jeune homme mince, au visage pâle surmontée d'une incoiffable tignasse couleur chataine qui s'était assis à côté d'elle, contemplant d'un air gourmand les victuailles qui joinchaient la nappe.

 

 

 

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Sébastian, tel était son nom, était un cousin éloignée, duquel elle n'avait fait la connaissance qu'une année plus tôt. Un peu timide, et grand féru de physique et de médecine, il lui vouait, elle le savait, de tendres sentiments...

Chose qui, si cela la flattait, la gênait aussi quelque peu, car si elle avait pour lui de profonds sentiments, ceux-ci étaient fraternels...

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