Dès que Kermeyer l'aperçut, sa face grasse se fendit d'un sourire dégoulinant de fausseté, exprimant une gentillesse qui n'était que factice. D'un geste de ses mains aux doigts boudinés, il invita le jeune garçon à s'approcher, avant de lancer quelques mots de sa voix douce et suave, si étrange dans la bouche d'un homme de cette corpulence.
-Ah, te voila, mon petit. Ca fait un long moment déjà que j'attendais ta venue, je croyais que tu ne viendrais pas, ce qui aurait été fort dommage...
Lorris fronça les sourcils, comme il avait vu son père le faire si souvent, et lança d'un ton impérieux:
-Avec tout le respect que je dois à une personne de votre âge, je ne vous permet pas de me tutoyer. Et venons en au fait: où est Lucas? Remettez le moi sans tarder, et je ne mentionnerait pas votre présence sur nos terres lorsque je verrais mon père!














